jeudi 25 octobre 2012

L’Italie. Encore.


                                                     
On m’avait dit de Naples qu’elle croulait sous les ordures et la saleté. On m’avait dit que son parfum donnait la nausée et que je devais me méfier des Napolitains et de leurs mains qui se faufilent…

Nous avons pris un immense plaisir à découvrir Naples en famille. Nous avons déambulé dans l'authenticité de ses rues pendant près de dix heures en se faisant chatouiller les sens... des étals de poissons et fruits de mer à en faire saliver plusieurs, à en faire reculer peut-être quelques autres aussi, des motos qui se faufilent habilement dans la cohue des passants, des églises en abondance, un conservatoire de musique d’où s'échappe l'agréable cacophonie des étudiants à l'oeuvre. Je me suis attardée un moment sous la fenêtre du piano. Au bout d’une piazza, une arche, immense et en son cœur, une ruelle au charme mythique où se réunissent tous les vieux livres de Naples. Un exemplaire légèrement écorné des Avventure di Pinocchio s'est joint à nos vagabondages. Premier souvenir d’un voyage mémorable.

Au tournant d’une autre rue, des gens faisaient la file, coincés entre les murs et les voitures. Nous avons fait la file avec eux pour goûter à la pizza Di Matteo. Nos visages ont dû en trahir la joie du délice puisque Laurier, pour la première fois depuis notre arrivée en Italie, a tendu les bras et a réclamé sa part de pizza. « ENCORE » s’est-il écrié après chaque bouchée.

Nous avions dit à Laurier que nous irions dans une église voir une toile du Caravage. Il en avait fait sa mission et ressortait déçu de chacune des églises ne l’abritant pas : « Oh non. Il est pas là le Caravage. Il est dans une aut’ église. » Lorsque nous en avons finalement trouvé une, j’ai installé mon petit chat devant l’œuvre :

« Regarde mon loup! Il est là le Caravage. On l’a trouvé. »
« NOOON! C’est pas ça. C’est pas ça le Caravage. »
« Ben oui minou c’est ça. C’est une toile du Caravage. »
« NOOOOON. Non. Non. C’est pas ça. »

C’était pour lui un triste constat, qu'il a pleuré quelques secondes, mais que nous avons noyé dans une boule de gelato aux pistaches. Naples marquait la fin de la première partie de notre séjour. Le lendemain matin, nous quittions la maison de Roberto pour se diriger vers celle de Sylvestro, plus au sud, sur la côte du Cilento, au cœur des fermes de bufflonnes, au royaume de la mozarella, la vraie, l'exquise…

La meilleure pizza de nos vies
Visiter. Ballon aux pieds.
De la fraîcheur!

   

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