jeudi 1 novembre 2012

L'Italie. Toujours!







Un dernier coucher de soleil sur la Méditérranée, les pieds dans le sable à chercher des trésors. Un dernier château à découvrir, une grotte à explorer, un village à parcourir. Un dernier tour de terrain chez Sylvestro... dire au revoir aux oliviers, aux orangers, aux citronniers. Saluer les deux chevaux, le canard, la poule et aussi Cléopâtra, l'ânesse et son gros ventre, nouvellement membres de la famille De Feo. Se balancer une dernière fois sous le grand arbre et jouer un peu au soccer sur la piste de danse extérieure. Se presser un ultime verre de jus d'orange. Dire à Laurier qu'il ne reverrait plus Rosella. Qu'elle doit aller à l'école et rester ici, en Italie.

S'offrir un ultime repas de mozzarella. S'en délecter. Réitérer qu'on n'a pas vraiment goûter à la mozzarella tant qu'on ne s'est pas offert ce délice fraîchement sorti de la ferme. Espérer que nos papilles garderont en souvenir la pure perfection de ce savoureux fromage italien. Pleurer presque en pensant qu'il faudra des années avant qu'on s'en repaître à nouveau. 
Tenter une dernière fois de convaincre Laurier d'y goûter. Lui rappeler la ferme, le tracteur et les bufflonnes. Lui répéter combien leur yogourt était bon. Insister. Échouer! Combien d'années avant qu'il ne réalise ce qu'il a manqué!

Remercier Sylvestro pour son accueil chaleureux. Pour ses dizaines de pizza faites à la main et cuites au four, au coeur de sa cour. Lui confirmer que notre séjour fut inoubliable et ses pizzas mémorables. Lui avouer que Laurier a tellement aimé son huile qu'il en demandait à boire. Faire mine de refuser les bouteilles d'huile et de limoncello maison qu'il nous offre en cadeau, mais se réjouir de le laisser "gagner" cette argumentation.

Redouter comme la peste les 10 heures de vol au retour. Arriver à Montréal, soulagés de l'absence de crise de notre chérubin, mais complètement épuisés des 8h30 de divertissement continu dont nous étions les acteurs et lui le spectateur. Se demander ce qui pourrait bien venir à bout de l'énergie de Laurier si ni le bénadryl, ni le gravol n'ont réussi à l'atténuer.

Réintégrer lentement sa réalité. L'automne, le travail, le temps gris, le décalage horaire. Revoir la famille et les bons amis.

Se souvenir de l'Italie. S'ennuyer de l'Italie. L'aimer. En parler. En regarder les images. Rêver du jour où l'on pourra y retourner.







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