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| La côte amalfitaine |
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| Positano |
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| Voir l'Italie |
« On ts’en va à la commission! »
« À l’expédition mon
loup. On s’en va à l’expédition. »
En Italie, le choix du petit
déjeûner se faisait difficile pour Laurier : gâteau, croissant au chocolat
ou tartinade au nutella. Nous venions donc de terminer le premier repas de la
journée. Une moustache chocolatée surmontait le sourire de mon petit lapin. Il
était à peine 9h00. Nous avions comme objectif de terminer la randonnée en
avant-midi afin de permettre à Laurier de faire une belle sieste après
l’excursion.
Nos aventures débutaient, comme
tous les matins, par les longs escaliers de pierres de Seiano. Nous devions d’abord nous diriger vers l’agence de tourisme
de Positano afin de s’équiper d’une
carte du sentier. Les routes, telles des lacets serrés, ne nous permettaient de
faire qu’une partie du chemin en voiture. Elle se terminait dans la cohue
touristique des ruelles pédestres de la ville. Nous coursions contre le temps.
Quelques gentils italiens avaient l’amabilité de nous aider à nous situer. Le temps de me féliciter
de ces courtes conversations italiennes et de perdre le chapeau de Laurier une
énième fois, nous étions de retour en voiture, filant vers les rues encore plus
tortueuses de Nocelle, à la recherche
du début du sentier. Après un stationnement improvisé en bord de falaise, nous
débutions la marche, déjà à bout de stress et assoiffés : Sentiero degli Dei (Sentier des Dieux). Il
était 14h00. Enfin nous marchions, ce serait tant pis pour la belle sieste!
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| Vignoble |
Le sentier surplombait les
falaises de la côte amalfitaine et offrait une vue imprenable sur les petites
villes animées du littoral. Notre regard plongeait vertigineusement vers la
côte méditérranéenne ou se perdait dans un horizon percé de jets de lumière.
Nous côtoyions des potagers de vignes et de tomates étalés sur des paliers
sculptés à flanc de montagne. Un vieil italien nous souriait parfois à travers
ses rides. Une camisole blanche contrastait avec sa peau, noircie d’avoir
jardiné pendant tant d’années sous le chaud soleil thyrénien. Avec notre
accent, nous le remerciions d’avoir repéré le chapeau que Laurier avait encore
lancé au bout de ses bras et nous recoiffions la petite tête blonde de notre
garçon.
« Tutto bene
Laurier? »
« Tutto bene
maman! Tutto bene papa!»
Lentement mais sûrement,
Laurier s’italianisait.
Nous avons continué, admiré le paysage qui s’étendait devant nous. Au bout de quelques instants, un tintement est parvenu jusqu’à nos oreilles. Plus nous avancions, plus les clochettes semblaient se multiplier. Nous avons demandé à Laurier ce que nous entendions… « La musique! » Et nos pas en suivaient le rythme. Au tournant suivant, des chèvres et leur berger nous saluaient:
« Écoute mon loup.
Qu’est-ce qu’elles font les chèvres? »
… Quelques secondes de
profonde réflexion…
« Elles jouent de la
CASSEROLE!!! », a-t-il lancé avec entrain.
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| Rêver un peu |
Quoique la randonnée elle-même
n’ait pas été très ardue, les centaines de marches (peut-être même milliers)
qui descendaient vers Praiano ont
fini par avoir raison de nos cuisses. Heureusement, de bons amis nous
attendaient au sein d’une crique où se fracassaient les vagues à la lumière
rosée du soleil couchant. Nous avons plongé nos jambes dans la mer, nos lèvres
dans une boisson bien méritée, celles de Laurier dans une montagne de gelato et
nos regards dans la contemplation. Un temps pour quelques soupirs de
satisfaction. Un temps pour réaliser que nous avions perdu le chapeau pour de
bon… et nous sommes remontés!
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| Les récompenses |









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