mercredi 30 novembre 2011

Mille réalités


On prend parfois conscience de la fragilité des vies qui nous entourent. Comme ça, sans raison, on marche un peu dans la lune et soudain nos pensées dérivent : « Et si je le perdais ? Et si elle s’en allait ? » Il y a des semaines où l’on dérive plus que d’autres.

Dans mon dernier texte, je partageais avec vous la transformation de ma réalité. Il en existe tant, des réalités. Ces dernières semaines, j’en ai écouté des banales, des complexes, des belles, des exotiques, des désolantes. J’en ai visionné une des plus ridicules. Et on m’en a raconté certaines injustement tristes et douloureuses.

Le mal de vivre qui porte un homme à s’enlever la vie. Un homme qui était l’ami de plusieurs et aussi, l’enfant de ses parents. La réalité d’une mère, d’un père, qui se vide un peu de sa raison d’être. Comment accepter que c’est bien réel ?
Le cancer qui s’empare d’un enfant. Des parents accrochés à leur réalité par un fil tout aussi incassable que fragile. Rêver d’une autre réalité.

Petit lutin au coeur de ma réalité
Il y a de ces réalités dont la tristesse et la vérité nous étouffent.

D’autres réalités frôlent l’horreur par leur absurdité, leur caractère fautif et superficiel. À la télévision hier soir, une styliste hollywoodienne partageait son quotidien. Enceinte, elle s’entoure d’une équipe de jeunes aspirants dans le domaine pour l’aider à traverser cette épreuve. Le stress de sa réalité ? La décoration de la chambre, la garde-robe du bébé et les vêtements à apporter pour le séjour à l’hôpital. À quelques heures de son accouchement, la mère est désemparée car sa coiffure ne tient pas le coup.

Ma réalité se situe quelque part entre les deux. Heureusement libre de la lourdeur d’une tragédie. Heureusement aussi, plus solide et plus vraie que la réalité trompeuse et futile valorisée par cette maman d'hollywood.


lundi 14 novembre 2011

Ça y est!


Nous y voilà. Quelques heures à peine avant le retour au travail. Ma réalité change-t-elle ou ne fait-elle que réapparaître? Peut-être l’avais-je quittée, le temps d’un congé de maternité.


Peu importe, cette réalité, j’aurai à l’apprivoiser dès mon réveil, qui lui sera sonné par un bip irritant plutôt que la douce voix de bébé. Mais ça aurait pu être plus épeurant. Elle aurait pu foncer sur moi, lourde de ses 5 jours par semaine. Passer d’un seul coup du rythme de la vie de bébé au rythme de la vie des gens affairés. Mais la famille aura réussi à la ralentir, l’amadouer, la transformer. Une mamie a d’abord repensé la réalité. Puis papi l’a concrétisée. L’autre grand-maman l’a peaufinée et le papa l’a soutenue et encouragée. Mes semaines se professionnaliseront donc doucement, quelques jours à la fois.


Tant de reconnaissance !


Et Laurier qui ne se doute de rien. Les dés et les cartes ont été rejoués. Le quotidien redessiné. Tout ça pour lui, qui ne s’en aperçoit pas. Ou peut-être le sent-il mieux que l’on croit ? Il applaudit beaucoup ces temps-ci. Parfois sans raison, nous semble-t-il… ou peut-être en a-t-il une?!

Autour de la table ce soir, mis à part un petit bordel habituel, il n’y a que moi. Un peu d’excitation accompagne l’idée du changement. Un parfum de nostalgie arrose mes pensées. La session d’école ayant déjà reparti la cadence il y a plusieurs semaines, mes occupations continuent de reprendre une à une leur place dans la danse. J’adapte mes pas. La vie avance.

mardi 1 novembre 2011

Pour vos recettes à la citrouille

J'ai passé la veille de la Toussaint à écrire un examen qui faisait plus peur que tous les monstres que j'ai croisés dans la rue en m'y rendant. Plongée dans mes travaux scolaires au cours de la journée, j'ai tout de même pris plaisir à procrastiner en visionnant les réussites de toutes ces mamans qui se sont improvisées costumières pour l'occasion. 


Hésitant à me fondre à la masse, je n'aurai pas participé à cet album photo d'Halloween. Mais aujourd'hui, après avoir vu l'air sur la photo de ma petite citrouille de jardin, je n'ai pas pu résister.


Bonne fête des Morts!