lundi 5 août 2013

Leçon d'anatomie No 4

 Après le vagin, le pénis, les fesses et les seins...

Je vais chercher Laurier au parc un soir. J’ai marché longtemps sous un soleil ardent. J’ai eu chaud et je porte une camisole. En me voyant, Bidou me sourit et ouvre les bras. Je le prends et l’embrasse sur le front.

-       « J’suis contente de te voir mon loup! »
-       « Maman, y a de l’eau en-tsous tes bras?! »


Un autre matin, l’Homme s’en va jouer au soccer. C’est toujours l’été et il fait encore chaud. Il revient un peu trempe et le visage bien rouge. Content de voir son père revenir, Bidou lui saute dans les bras et se fout le visage dans son cou :

-       « Aah papa… Tu pues! »

Et quand l’Homme a voulu coucher son fils le soir venu :
           
-       « Bonne nuit mon loup. Je t’aime. »
-       « Bonne nit! Moi aussi je t’aime, parce que tu pues! »

-      




dimanche 4 août 2013

Desfois le camping, ça se passe un peu moins bien

L’autre jour, on s’est dit : « Wow! C’était tellement le fun en camping, y faut qu’on y retourne! »

Et c’est ce qu’on a fait. On a réservé un camping sauvage dans Lanaudière, au cœur d’un site enchanteur, creux, très creux dans les bois.

On devait tout préparer le jeudi soir afin de partir juste après le travail vendredi après-midi pour profiter au maximum du weekend. Nos amis seraient déjà sur les lieux et s’occupaient du souper. On devait passer 2 douces nuits dans la fraîcheur des bois et d’heureux moments au pied des chutes. On devait jouer de la guitare autour du feu et manger des guimauves et des hamburgers. On devait s’amuser, se promener un peu, se baigner et surtout, se reposer. C’était un plan parfait. Sauf que…

Sauf que le jeudi soir, j’étais malade et Thierry jouait au soccer. J’ai toussé toute la nuit jusqu’à m’en étouffer et j’étais complètement épuisée le lendemain. On n’a rien pu préparer.

Sauf que le vendredi après-midi, quand j’ai voulu déplacer l’auto pour la paqueter, elle ne partait pas. Il a fallu faire venir le CAA et retarder le départ. Et quand on est enfin partis, avec quelques items oubliés dans le chaos du paquetage pressé, Bidou avait faim. Alors il s’est enfilé un bon paquet de petites carottes qu’il a ensuite vomies sur ses vêtements et son banc d’auto… Et on n’a pas vraiment pu laver le banc d’auto.

Sauf qu’on est arrivés tard et que Laurier était fatigué et n’avait pas vraiment soupé. Il était chigneux et ne voulait pas se coucher ailleurs que dans notre tente. Alors on n’a pas réussi à le coucher dans le gîte de nos amis et les gars sont allés monter la tente à la noirceur. On n’a pas veillé. On ne s’est pas reposés non plus ce soir-là. Et même s’il s’était couché vraiment tard, mon petit loup s’est levé aux aurores, irritable comme pas un. Et le samedi soir, l’irritabilité maximisée, il a fait un doublé.

Sauf que malgré plus d’une heure dans la tente, malgré moi qui tentait de dormir à côté, malgré sa fatigue profonde, Laurier n’a pas fait de sieste. Il a plutôt fait 25 fois le tour de la tente. Il a tourné sur lui-même. Il a déplacé toutes les couvertes, les vêtements, les sacs. Il a parlé, chigné, crié. Il n’a pas fermé l’œil.

Sauf que moi aussi j’ai mal dormi. J’ai toussé toutes les nuits jusqu’à m’époumoner. Je me suis réveillée épuisée.

Alors, le dimanche matin, alors que les autres n’étaient pas encore levés, j’ai regardé mon homme et j’ai dit : « Mon amour, on s’en va. J’suis fatiguée. »


Desfois le camping, ça se passe un peu moins bien.