La semaine dernière, nous sommes allés visiter la mer, la terre et le ciel. Cette photo a été prise quelque part entre les trois. Un long escalier de neige menait au paradis. Des raquettes et de bonnes jambes nous y ont conduits. Tout en haut, des bouffées d’air frais pour tout le monde. Pour les trois petits moineaux, des céréales soufflées à picorer sur une cime ensoleillée. Trois familles à la croisée des éléments. Au cœur d’un panorama.
Je parle d’un pic, d’une anse, d’une pointe. Je parle du Bic. Une petite maison sur les rives d’un grand fleuve. Le soleil qui se prend pour un teinturier et qui colore sa toile à tous les soirs devant nos visages fatigués. Le chaos des vagues, du vent et de la marée. Nous, figés, hypnotisés par ce paysage en éternel mouvement. Parfois l’envie de s’immobiliser. Devant cette mer qui, il y a une minute, secouait la rive de ses vagues et qui maintenant se crystallise au rythme de nos respirations. Devant le temps qui passe. Devant l’horizon.
Chaque soir, ils nous offrent ce cadeau d’un souper entre amis. Du temps pour refaire le monde autour de longues discussions, d’un bon verre, d’une bonne table. Le foyer nous réchauffe. La lune nous éclaire. On solidifie les vieilles amitiés et on en crée de nouvelles. On se repose. On s’anime. Pas d’écrans, pas de tourments. Des perspectives.
Pour la première fois depuis trop longtemps, on est en vacances.