jeudi 27 septembre 2012

Tous les passagers

Nous nous félicitions, dimanche soir dernier, d'avoir devant nous une semaine libre de stress malgré le départ imminent de toute la famille vers le pays de la pizza. L'hébergement, la location de voiture, la marchandise bébé format compact et léger... nous avions tout réglé. C'est en cherchant mon propre passeport que j'ai sursauté: "Mon amour, on a besoin d'un passeport pour Laurier?"

On croyait éviter la course, mais le coup de fusil venait de raisonner et nous n'avions d'autre choix que de l'entamer. La paperasse et le bureau des passeports, la visite chez le docteur pour un bébé malade et hautement irritable, la visite d'un client important au bureau du papa nécessitant heures supplémentaires et bien sûr, l'absence de laveuse-sécheuse pour tous les tissus souillés par bébé. On court toujours mais on y arrive toujours! Alors nous voilà enfin à quelques heures du départ.

L'Italie sera bientôt dans nos assiettes, dans nos oreilles, sous nos pieds et devant nos yeux. Nous défileront sur les rues pavées de Naples, sur les falaises de la côte amalfitaine et devant la beauté figée du Vésuve et de Pompéi. Nos pieds baigneront dans la Méditerranée et nous mangerons de la mozarella. Laurier me parle déjà de "gli spaghetti alle vongole"!

Trois passeports pour la Dolce Vita!

Laurier à la prise de photo: "Ferme la bouche Laurier. Rentre ta langue. Lève la tête. Baisse les bras. Non, ferme ta bouche mon loup. Okay y faut pas rire là bidou. Lève la tête et ferme la bouche..."

vendredi 7 septembre 2012

Chez Tantine

Bidou au parc. Pour une rencontre avec Tantine.

- « Au cair de la lune… mon ami pèro… pête ma ta pume. »
- « Tu chantes mon loup?! Qui t’as appris cette chanson-là?! »
- « Pantine! »
- « Elle est gentille Tantine mon loup? »
- « oh viiii! »
- « Aujourd’hui, tu vas aller te faire garder chez Tantine okay? »
- « Papa maman, t’en va, au bureau. »


Les présentations étaient faites. Nous étions allés jouer au parc avec eux à quelques reprises avant de commencer, « pour vrai », la garderie. Laurier en avait déjà des bons souvenirs. Tantine avait une grosse pelle et un gros râteau pour jouer dans le sable et chantait Au clair de la lune en dansant.

En arrivant sur les lieux, le premier matin, Laurier a sourit en la voyant, puis une petite cuisinette dans la salle de jeu a piqué sa curiosité. Durant plusieurs minutes, il s’est amusé à transférer une poêle du four à micro-ondes au réfrigérateur. Il avait déjà son premier projet pour la journée. Sa recette était secrète. Nous lui avons arraché un bisou entre deux étapes de cuisson avant de le laisser aller dans son nouvel environnement. J’avais l’esprit calme et confiant, mais le cœur lourd de nostalgie. Fini, mes lundis et vendredis en tête à tête avec mon petit chat. Dehors, son père et moi marchions collés, fiers de notre grand garçon, un peu émus. Quelques larmes ont mouillé mes joues, naturellement.

Quelques heures plus tard la porte s’ouvrait sur une petite paire de bras tendus : « Maman! ». Hormis quelques pleurs, il s’était bien amusé. Évidemment, il n’avait rien mangé. Une première journée, donc, sans particularités! C’est Raphaële, 4 ans, qui l’aura finalement séduit à l’heure du lunch. Laurier s’assoit et attend, tel un petit roi, que sa belle vienne le nourrir. D’autres ont essayé, mais c’est elle qu’il préfère : « Non. Aphalële! »

Il vient maintenant de terminer sa deuxième semaine et déjà, il en retire beaucoup plus de sourires que de larmes. Il nous parle régulièrement de ses nouveaux amis. Il nous raconte ses journées au parc et ses nouveaux jeux. Il nous chante de nouvelles chansons et rougit un peu lorsqu’on lui parle de la belle Raphaële!