Nous nous félicitions, dimanche soir dernier, d'avoir devant nous une semaine libre de stress malgré le départ imminent de toute la famille vers le pays de la pizza. L'hébergement, la location de voiture, la marchandise bébé format compact et léger... nous avions tout réglé. C'est en cherchant mon propre passeport que j'ai sursauté: "Mon amour, on a besoin d'un passeport pour Laurier?"
On croyait éviter la course, mais le coup de fusil venait de raisonner et nous n'avions d'autre choix que de l'entamer. La paperasse et le bureau des passeports, la visite chez le docteur pour un bébé malade et hautement irritable, la visite d'un client important au bureau du papa nécessitant heures supplémentaires et bien sûr, l'absence de laveuse-sécheuse pour tous les tissus souillés par bébé. On court toujours mais on y arrive toujours! Alors nous voilà enfin à quelques heures du départ.
L'Italie sera bientôt dans nos assiettes, dans nos oreilles, sous nos pieds et devant nos yeux. Nous défileront sur les rues pavées de Naples, sur les falaises de la côte amalfitaine et devant la beauté figée du Vésuve et de Pompéi. Nos pieds baigneront dans la Méditerranée et nous mangerons de la mozarella. Laurier me parle déjà de "gli spaghetti alle vongole"!
Trois passeports pour la Dolce Vita!
jeudi 27 septembre 2012
vendredi 7 septembre 2012
Chez Tantine
| Bidou au parc. Pour une rencontre avec Tantine. |
- « Au cair de la
lune… mon ami pèro… pête ma ta pume. »
- « Tu chantes mon
loup?! Qui t’as appris cette chanson-là?! »
- « Pantine! »
- « Elle est gentille
Tantine mon loup? »
- « oh viiii! »
- « Aujourd’hui, tu vas aller te faire garder
chez Tantine okay? »
- « Papa maman, t’en va, au bureau. »
Les présentations étaient faites. Nous étions allés
jouer au parc avec eux à quelques reprises avant de commencer, « pour
vrai », la garderie. Laurier en avait déjà des bons souvenirs. Tantine
avait une grosse pelle et un gros râteau pour jouer dans le sable et chantait Au clair de la lune en dansant.
Quelques heures plus tard la porte s’ouvrait sur une petite
paire de bras tendus : « Maman! ». Hormis quelques pleurs, il
s’était bien amusé. Évidemment, il n’avait rien mangé. Une première journée,
donc, sans particularités! C’est Raphaële, 4 ans, qui l’aura finalement séduit
à l’heure du lunch. Laurier s’assoit et attend, tel un petit roi, que sa belle
vienne le nourrir. D’autres ont essayé, mais c’est elle qu’il préfère :
« Non. Aphalële! »
Il vient maintenant de terminer sa deuxième semaine et
déjà, il en retire beaucoup plus de sourires que de larmes. Il nous parle
régulièrement de ses nouveaux amis. Il nous raconte ses journées au parc et ses
nouveaux jeux. Il nous chante de nouvelles chansons et rougit un peu lorsqu’on
lui parle de la belle Raphaële!
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