mercredi 14 mars 2012

Hyperpolyglotte?

Ce matin Laurier n'était pas à la maison. C'est donc les bruits d'un radio-réveil défectueux, plutôt que les mélodies matinales de fiston qui m'ont tirée du sommeil. Il y a des matins où la fidélité envers mon "régime" décaféiné est plus éprouvante que d'autres. Au travail, une quantité surprenante de patients m'a tenue bien occupée. J'ai quitté l'hôpital au pas de course et j'ai réussi à maintenir le rythme sur presque 2 kilomètres avant que la douleur retrouve subtilement son chemin jusqu'à mon bassin. Les progrès se font lentement mais sûrement. Arrivée à la maison, j'ai sauté dans la voiture et je me suis immiscée dans la longue lignée de véhicules en route vers les banlieues. L'Italien pour débutant m'a diverti pendant une bonne partie du parcours: "Salve. Ti presento Carla Rossi". Pendant près d'une heure, Carla Rossi m'a appris comment demander une chambre avec air climatisé et comment passer une commande de pâtes au restaurant. Elle m'a aussi confié tout un tas de trucs que je ne suis pas encore capable de décoder. Je me suis dit que si on habitait la banlieue, je serais peut-être hyperpolyglotte à l'heure qu'il est?

Un délicieux souper m'attendait chez ma belle-mère. J'ai été touchée par les quelques secondes d'attention que Laurier m'a accordées à mon arrivée. Il a dit "maman" en me pointant puis a replongé la tête et les mains au coeur de son projet du moment. À peine plus de 24 heures et il avait déjà appris deux nouveaux mots. À l'heure du dodo, je suis retournée derrière le volant en me disant que finalement, la capacité de parler six ou sept langues ne valait peut-être pas tous ces kilomètres à couvrir. Au moins, cette fois, les yeux de laurier m'accompagnaient à nouveau dans le rétroviseur.

Une fois laurier couché, mes bonnes intentions de travailler ont encore une fois été laissées de côté. Je pense à des projets à proposer à mon héritier pour nous occuper au cours des prochaines journées. 

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