dimanche 4 mars 2012

Bonne coupe, bon prix!


Eh non ! Mon chum n’est pas l’heureux propriétaire d’un nouvel habit Moores. Et malgré toutes ces réflexions qui bouillonnent dans ma tête, je vous offre aujourd’hui le simple récit de sa nouvelle coiffure.

Je vis depuis maintenant plusieurs mois, à temps partiel. Je travaille à temps partiel, étudie à temps partiel, ré-oriente ma carrière à temps partiel, suis mère et ménagère à temps partiel et il faut bien l’avouer, je ne peux qu’être femme et amoureuse à temps partiel aussi. Lorsqu’on les additionne, toutes ces parts forment bien plus qu’un tout. C’est pourquoi certains luxes de ma vie d’avant la maternité n’ont toujours pas repris leur place dans mes habitudes.

La visite chez le coiffeur. Quoiqu’elle n’était déjà pas très fréquente, la voilà maintenant complètement disparue. L’entretien de mes cheveux ne consiste qu’en quelques brefs coups de ciseaux dans le toupet certains matins avant de courir vers le métro. Le résultat n’est jamais bien impressionnant. Personne ne l’a d’ailleurs déjà remarqué. Ce geste me permet néanmoins de tirer le rideau sur mon regard fatigué et d’ainsi voir un peu plus clair. J’ai cependant trouvé, récemment, un endroit où l’on respecte mes horaires et mon porte-feuille de vie à temps partiel.

Une façade qui se fond dans la masse de toutes celles qui l’entourent, sous les toits crasseux de la plaza St-Hubert. J’ai toutefois osé y entrer suite aux conseils de ma belle-sœur et de sa magnifique chevelure. Il faisait presque plus froid à l’intérieur que sur le trottoir, mais évidemment, je n’ai pu garder mon manteau pour l’exercice. Pas de rendez-vous. Je m’assois donc sur une vieille chaise. Une dame âgée se fait faire sa coiffure hebdomadaire. Je suis la suivante. Pendant l’attente, une autre dame s’installe à côté de moi. Mon tour arrive. La coiffeuse ne parle pas très bien le français, elle me pointe la photo d’une femme sur le mur et me regarde d’un air inquisiteur. Il n’y a que 9 photos dans toute la pièce et celle-là est définitivement la moins pire alors je lui fais signe qu’on se lance.

15 minutes après mon arrivée et 7$ plus tard, je quitte l’endroit avec une tête parfaitement présentable. La ligne d’attente s’est légèrement allongée d’une série de têtes blanches et permanentées. Je remercie du regard et de la main ma nouvelle coiffeuse.

On trouve de tout, sous les toits de la Plaza !

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