Le ciel ayant la mine bouetteuse aujourd'hui, j'ai choisi de prendre le métro pour aller dîner avec une amie. Laurier aime beaucoup prendre le métro. Il y observe les gens sous toutes leurs couleurs, leurs odeurs et leurs humeurs. Pas encore assez vieux pour s'imposer la moindre gêne, il scrute chaque personnage qui l'entoure et les traits changeants sur son visage laissent transparaître la profondeur de ses réflexions. Il insiste cependant, à coups de coups et de cris, à ce que je le prenne dans mes bras afin d'être à la bonne hauteur pour mener son inspection.
Après un bref repas où j'ai pu entamer plusieurs conversations interrompues par les cascades de mon petit téméraire, j'ai quitté l'endroit la tête pleine de questions sur tous ces échanges laissés inachevés sur le coin de la table.
Laurier et moi avons ensuite fait une merveilleuse découverte: la Grande Bibliothèque. Pas seulement plusieurs étages de livres, des milliers d'histoires et d'images et des milliards de mots. Ce serait bien assez, mais il y a aussi, et surtout, à l'étage du bas, des "pitons" qui font jouer de la musique, des petites tables où grimper, de l'espace pour courir, le droit de rire et parler, des livres troués pour jouer avec les doigts et sans oublier (comment pourrait-on?), des coussins comme une montagne à escalader et où s'écraser pour se reposer un peu.
De retour à la maison, on a joué dehors. Assez pour que ses yeux se ferment tôt et que je passe une soirée en tête à tête avec un bon film d'amour cliché.
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