Puis j’me suis raisonnée et je me suis mise à penser à tout ce que je
pourrais accomplir durant ces 5 journées à moi toute seule. Je devais consacrer
la majorité de ce temps libre à quelques contrats d’écriture, mais je
bénéficiais d’un congé complet de toute forme de tâches parentales, ménagères
ou maritales. J’étais légèrement déstabilisée !
J’aurais pu me la couler douce. J’aurais
peut-être dû. Mais j’avais envie de faire avancer les choses de façon à ce
qu’on puisse se prélasser en famille au retour de mes deux amours. Ils n'étaient pas là, mais je n'avais qu'eux en tête! J’ai
donc mis la main à la pâte sur tous ces menus travaux qu’on reporte toujours au
lendemain, faute de temps. Je n’ai socialisé avec personne. J’ai passé tout ce
temps seule avec moi-même et ces corvées qui me tenaient occupée. J’aurais
voulu profiter d’une ou deux grasses matinées, mais l’habitude et la clarté ont
eu raison de mon envie de paresse. Si on avait pu m’espionner, on m’aurait
probablement vu affairée au jardin ou à la cuisine peu après l’aube. Si on
m’appelait en fin de journée, j’avais encore la voix rouillée de ne pas avoir
parlé.
J’ai tenu la pédale de productivité dans le
tapis et à ma grande satisfaction, j’ai pu rayer la majorité des items défilant
sur la longue liste que je m’étais concoctée. Je me suis ainsi récompensée,
sans culpabilité, d’une dernière journée à ne rien faire du tout. J’aurais bien aimé
voir ma plume errer sur un papier et composer son plus beau texte de chanson,
mais même là, le verbe écrire s'accompagnait d'un certain sentiment d'obligation. Alors j’ai lu, j’ai
fait la sieste, j’ai marché, sans destination en tête et je me suis étendue sur
le gazon pour regarder défiler les nuages. La farniente!
Je crois que mes cernes se sont atténués, que
des nœuds de mon dos se sont déliés et que mes premiers cheveux blancs ont
retrouvé leur couleur. Je me suis délectée de cette délicieuse paresse pendant
tout un après-midi. Puis ma conscience s'est agitée, n'en pouvant plus de cet alanguissement. Je suis allée retrouver bidou. Il ne s’est pas
précipité sur moi en demandant de longs câlins (comme dans mes rêves!): il avait la tête trop
pleine d’idées de jeux. Il a cependant murmuré mon nom avec un sourire en coin et on est allé jouer ensemble. Mon cœur n’a cessé de fondre et le sien n’a cessé
de pouffer de rire.
Mon amour, l'autre, le plus mature des deux, revient demain. youppi!
| Un petit poulet heureux! |
| Mes hommes, gâtés d'un moment de tranquillité |
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