Avec l’été qui nous est arrivé chargé de
toutes ses heures d’ensoleillement, j’ai passé les dernières semaines au chaud,
sous la lumière du soleil et loin des reflets aveuglants de mon écran. Je n’ai
pas été la seule à ressentir le regain d’énergie qui accompagne les jours
d’été. Laurier exigeant dès son réveil d’aller jouer dehors, j’obtempérais avec
plaisir. Le mois de mai a donc vu naître notre potager et a fait briller mon
côté maman-gâteau. Mon pouce apprend tranquillement à changer de couleur et
Laurier apprend, plus lentement encore, à ne pas frapper ou marcher sur les
jeunes pousses d’herbes et de légumes.
Les heures passées les pieds dans la terre ou
dans le carré de sable sont incalculables, tout comme le nombre de cailloux lancés
dans l’eau. Lorsque le sommeil s’emparait de mon petit bidou, je m’affairais
dans la cuisine, concoctant confitures, compotes et popsicles maison. Laurier croque dans la rhubarbe du jardin avec
presqu’autant d’appétit que dans un morceau de chocolat ! Le temps
s’écoulait si bonnement que j’avais parfois l’impression que le fond de ma cour
cachait un décor de cinéma... Laurier et moi jouions les vedettes d’une
émission cliché où la maman porte un tablier à carreau et cuisine des gâteaux
pour son chérubin joufflu qui joue tranquille autour d’elle, tous les deux
noyés d’amour l’un pour l’autre.
Mais il y avait bien sûr quelques rappels à la
vie réelle. Au moment d’appliquer la crème solaire, je devais plutôt
m’improviser dompteuse d’un lion farouche. À la collation, je constatais avec
déception que la petite bouche capricieuse de mon fils se moquait bien de tout
l’amour que j’avais mis dans la préparation. Comme tout ce qui surchauffe, sa
colère d’enfant explosait sporadiquement. Et quoiqu’il n’y ait pas eu de
tablier autour de ma taille, la quantité de vêtements à laver a certainement
triplé !
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