L’autre
jour, on s’est dit : « Wow! C’était tellement le fun en camping, y
faut qu’on y retourne! »
Et
c’est ce qu’on a fait. On a réservé un camping sauvage dans Lanaudière, au cœur
d’un site enchanteur, creux, très creux dans les bois.
On
devait tout préparer le jeudi soir afin de partir juste après le travail
vendredi après-midi pour profiter au maximum du weekend. Nos amis seraient déjà
sur les lieux et s’occupaient du souper. On devait passer 2 douces nuits dans
la fraîcheur des bois et d’heureux moments au pied des chutes. On devait jouer
de la guitare autour du feu et manger des guimauves et des hamburgers. On
devait s’amuser, se promener un peu, se baigner et surtout, se reposer. C’était
un plan parfait. Sauf que…
Sauf
que le jeudi soir, j’étais malade et Thierry jouait au soccer. J’ai toussé
toute la nuit jusqu’à m’en étouffer et j’étais complètement épuisée le
lendemain. On n’a rien pu préparer.
Sauf
que le vendredi après-midi, quand j’ai voulu déplacer l’auto pour la paqueter,
elle ne partait pas. Il a fallu faire venir le CAA et retarder le départ. Et quand
on est enfin partis, avec quelques items oubliés dans le chaos du paquetage
pressé, Bidou avait faim. Alors il s’est enfilé un bon paquet de petites
carottes qu’il a ensuite vomies sur ses vêtements et son banc d’auto… Et on n’a
pas vraiment pu laver le banc d’auto.
Sauf
qu’on est arrivés tard et que Laurier était fatigué et n’avait pas vraiment
soupé. Il était chigneux et ne voulait pas se coucher ailleurs que dans notre
tente. Alors on n’a pas réussi à le coucher dans le gîte de nos amis et les
gars sont allés monter la tente à la noirceur. On n’a pas veillé. On ne s’est
pas reposés non plus ce soir-là. Et même s’il s’était couché vraiment tard, mon
petit loup s’est levé aux aurores, irritable comme pas un. Et le samedi soir,
l’irritabilité maximisée, il a fait un doublé.
Sauf
que malgré plus d’une heure dans la tente, malgré moi qui tentait de dormir à
côté, malgré sa fatigue profonde, Laurier n’a pas fait de sieste. Il a plutôt
fait 25 fois le tour de la tente. Il a tourné sur lui-même. Il a déplacé toutes
les couvertes, les vêtements, les sacs. Il a parlé, chigné, crié. Il n’a pas
fermé l’œil.
Sauf
que moi aussi j’ai mal dormi. J’ai toussé toutes les nuits jusqu’à m’époumoner.
Je me suis réveillée épuisée.
Alors,
le dimanche matin, alors que les autres n’étaient pas encore levés, j’ai
regardé mon homme et j’ai dit : « Mon amour, on s’en va. J’suis
fatiguée. »
Desfois
le camping, ça se passe un peu moins bien.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire