Le trimestre d’automne tire à sa fin. L’hiver approche. La famille étant inscrite à un triathlon de cours pour la saison, nous avons donc beaucoup pédalé pour arriver. Nous avons nagé. Et nous voilà déjà en train d’entreprendre le sprint final. Heureusement, il nous reste encore un peu de souffle.
En plus du travail, papa poursuit sa maîtrise en innovation. Maman, de son côté, jongle entre le retour au travail et des cours en rédaction essentiels à la poursuite de son éternelle expérimentation et remise en question. La maternité n’y aura finalement rien changé ! Laurier, quant à lui, a terminé avec succès, cette semaine, son premier cours de natation. Il s’est vu couronné du titre de petit requin de mer. Les ailerons sur son casque de petit nageur en témoignent…
Le premier jour, une douzaine de mamans et leurs bambins avaient mis les pieds dans le vestiaire en même temps que nous. Entassées dans une pièce minuscule avec à notre disposition, uniquement 3 bancs, on entreprenait de se changer et d’en faire autant avec la marmaille. Les valises débordaient presque de tout le nécessaire. On tentait, du mieux qu’on pouvait, de se partager l’espace. Trente minutes plus tard, on se félicitait d’être tous assis sur le bord de la piscine. Puis le rhabillage avait été un effort d’au moins 30 minutes encore. L’aventure se corsait : tout le monde ayant dégoutté sur les planchers, les bancs devenaient de petits îlots flottants, loin des rivages où gisaient les casiers. Après la baignade, les bébés ont froid. Ça pleure, ça crie, ça grouille, ça se débat. Des petits poissons hors de l’eau.
30 minutes de natation. 60 minutes de combat général au vestiaire… pour les autres ! Laurier, pourtant bien capable de chigner (croyez-moi !) n’a à aucun moment émit la moindre plainte.
D’abord stoïque, Laurier a passé les deux premiers cours à tout observer silencieusement. Ses deux grands yeux sérieux à l’affût de chaque élément nouveau. Puis l’arrivée au vestiaire s’est vite accompagnée de cris de joie et d’un petit index qui pointait fébrilement vers la piscine. Il décore maintenant chaque minute passée dans l'eau d’un sourire. Petit intrépide, il saute, glisse et met sa tête sous l’eau. Il frissonne, mais continue quand même. Et malgré toutes les répétitions, il n’aura pas compris comment bouger les bras ou les jambes. Trop pris par son bonheur pour penser à nager, il aura néanmoins appris à se sentir réellement comme un petit requin dans l’eau.
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