vendredi 28 octobre 2011

La routine

« C’était un p’tit bonheur… »

Presque tous les soirs maintenant la chanson se répète. Non pas comme une lassante rengaine, mais plutôt comme une musique apaisante, rassurante. On s’amuse dans le bain, on met le pyjama, on boit un bon lait, on raconte une histoire, on chante une chanson puis bébé retrouve sa doudou dans son petit lit. Il raconte sa journée et ses nouveaux sons à son toutou préféré et s’endort doucement. Heureux et tout seul. Seul comme un grand garçon, du haut de ses 9 mois. Le matin, Laurier confie le récit de ses rêves à toutou.

Laurier a appris à s’endormir. Mon petit oiseau a enfin succombé aux charmes de la nuit. À tous ces rêves et ce repos qu’elle a à offrir. Forte de sa complice, la sieste, elle lui fournit sa dose d’énergie et de bonne humeur pour la journée.

Eh non… je ne suis pas de ces mères parfaites que j’ai tant incitées à se dévoiler. Il a fallu m’offrir la bonne lecture, et au bon moment. Il m’a fallu atteindre le bout du rouleau pour accueillir sereinement l’idée de laisser pleurer mon petit chat. On m’avait bien entraînée, à travers les cours prénataux et de multiples lectures, à ne pas laisser mon bébé pleurer : « Les bébés ne sont pas capricieux. Ils pleurent toujours pour une raison. ». Laurier pleurait parce qu’il ne savait pas comment s’endormir. Il ne savait pas, entre autre, que cette activité se pratique mieux en position allongée, que debout ou assis bien droit. Il s’époumonait. On retournait le coucher en lui rappelant doucement qu’il était l’heure de faire dodo. Il devait apprendre. Il devait l’apprendre de lui-même.

Les premiers soirs, on se croyait à une distance lunaire du but, mais quelques semaines à peine ont suffi. Les minutes de pleurs qui nous paraissaient d’abord des heures se sont tranquillement estompées pour finalement disparaître et faire place à de joyeux gazouillis. 3 à 4 semaines pour passer d’irritabilité à félicité !

Ayant toujours redouté la routine, j’ai mis un certain temps avant d’accepter de tenter de l’apprivoiser. Et l’évidence m’a vite sauté aux yeux : on ne parle pas ici de monotonie, mais bien d’une agréable ritournelle nocturne nous permettant de mieux reprendre la danse le matin venu.

À 19h30, on referme la porte sur un petit moineau encore éveillé mais qui ne tardera pas à rêver. Libre à notre imagination de meubler le reste de la soirée !

« … Et bon que j’me suis dit, il me reste la vie ! »

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