« C’était un p’tit bonheur… »
Laurier a appris à s’endormir. Mon petit oiseau a enfin succombé aux charmes de la nuit. À tous ces rêves et ce repos qu’elle a à offrir. Forte de sa complice, la sieste, elle lui fournit sa dose d’énergie et de bonne humeur pour la journée.
Eh non… je ne suis pas de ces mères parfaites que j’ai tant incitées à se dévoiler. Il a fallu m’offrir la bonne lecture, et au bon moment. Il m’a fallu atteindre le bout du rouleau pour accueillir sereinement l’idée de laisser pleurer mon petit chat. On m’avait bien entraînée, à travers les cours prénataux et de multiples lectures, à ne pas laisser mon bébé pleurer : « Les bébés ne sont pas capricieux. Ils pleurent toujours pour une raison. ». Laurier pleurait parce qu’il ne savait pas comment s’endormir. Il ne savait pas, entre autre, que cette activité se pratique mieux en position allongée, que debout ou assis bien droit. Il s’époumonait. On retournait le coucher en lui rappelant doucement qu’il était l’heure de faire dodo. Il devait apprendre. Il devait l’apprendre de lui-même.
Les premiers soirs, on se croyait à une distance lunaire du but, mais quelques semaines à peine ont suffi. Les minutes de pleurs qui nous paraissaient d’abord des heures se sont tranquillement estompées pour finalement disparaître et faire place à de joyeux gazouillis. 3 à 4 semaines pour passer d’irritabilité à félicité !
À 19h30, on referme la porte sur un petit moineau encore éveillé mais qui ne tardera pas à rêver. Libre à notre imagination de meubler le reste de la soirée !
« … Et bon que j’me suis dit, il me reste la vie ! »
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