mardi 18 octobre 2011

Complices


J’approche de sa chambre à pas feutrés. L’aurore se lève à peine, mais le bonheur chante de l’autre côté de la porte et m’aide à oublier la fatigue. Laurier joue avec son toutou préféré. Fouetter l’air avec ce bâton de peluche l’amuse. Il babille et gazouille, il expérimente sa voix. Je l’observe un moment en secret. J’offre à mes oreilles la plus douce des gâteries. Les petits bonheurs de la vie !

Les secondes s’écoulent paisiblement. Peut-être à un certain moment commence-t-il à sentir qu’une présence l’épie ? Il se retourne et m’aperçoit ; sa petite bouche s’étire en un magnifique sourire révélant 5 belles dents.

Je le prends dans mes bras pour qu’on s’offre un gros « colleux ». Le bout de mes doigts peigne ses délicates mèches de cheveux et mes mains câlinent ses petites joues de soie. Il grandira bien vite et le temps emportera, à mon insu, la douceur apaisante de sa peau de bébé.

Si, lorsque ça va mal, on nous rappelle que tout n’est qu’une phase, alors tous les matins je croise mes doigts pour que celle-ci s’éternise !

On se regarde les yeux dans les yeux, on se cherche du regard et même que, souvent, on se comprend. Bien sûr Laurier peut chigner ou pleurer encore, mais on rit plus de plus en plus à grand déploiement. Il découvre et s’émerveille sans cesse. Il se lève maintenant tout seul. Il ose même faire un petit pas. Et on applaudit ensemble ses réussites, ses exploits.

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