lundi 15 août 2011

La maison TitiCaca, entreprise familiale

L'âme de l'entreprise
Alors j’aurai sauté par-dessus le mois de juillet. Un mois d’été. Un mois de vacances au soleil. Se prélasser. Se baigner. Faire la sieste. Pas d’école. Pas de travaux, pas de travail. Les festivals, les terrasses. L’air frais des forêts et l’air salin du fleuve…

Sauf qu’en juillet l’entreprise familiale, La maison TitiCaca, battait son plein : les rénovations, le déménagement, la carrière, les poussées dentaires. Les délais sans cesse repoussés devenaient définitifs, leur élasticité trop usée. Les projets sont nombreux, la gestion, ardue. Si tout ce beau mois, le plus chaud de notre histoire montréalaise, a réussi à se faufiler entre nos doigts, c’est bien malgré tous les efforts déployés pour en attraper ne serait-ce qu’une toute petite poignée.

Mais nous voici enfin sortis de la poussière. Des centaines d’heures d’effort pour un déplacement linéaire d’à peine un kilomètre. Juillet s’est bien enfui, mais sa lumière nous accueille quand même. Il fait beau. Il fait chaud. Les tomates rougissent. La coriandre a brûlé.

Laurier est heureux. Il a accès à un gazon bien à lui qu’il peut prendre le temps de découvrir, des trèfles aux mauvaises herbes, en passant par la menthe et quelques cailloux. Il fait ses premiers pas sur 100 ans d’histoire, un plancher bâti par son père, sa mère et leurs amis. Des lattes faites de bois, de patience et de minutie. Sa maison est petite mais lui est heureux. Il est capable de la traverser seul sans ne jamais me perdre de vue.

Les rénovations ne l’auront pas freiné. Il continue de mener à bout tous les projets qui lui tiennent à cœur. Il s’est procuré deux belles dents et en attend bientôt deux autres. Son but ultime est la marche, on le voit déjà clairement. Il refuse de déposer les genoux au sol. Un petit chat qui se déplace avec fierté, ses 4 pattes qui dansent, un regard concentré, le derrière en l’air. Il pratique sans repos ses transferts et ses déplacements, ne s’arrêtant que quand sa fatigue a raison de son orgueil. Un mélange parfait d’impatience et de détermination qui lui impose de travailler fort, très fort !

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Et pendant qu’il dort je retrouve mes mots. Encore bien d’autres choses à retrouver, mais d’abord, au moins, un de mes claviers. Notre entreprise familiale nous offre depuis peu un quotidien légèrement aéré. Il fait bon respirer. C’est enfin l’été ! 

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