| La maison de Laurier |
Alors que Laurier expérimente les sons et bientôt la dentition. Alors qu’il rit de plus en plus souvent de bon cœur. Alors qu’on s’ajuste, lui et moi, aux céréales et aux biberons. Alors que je fais lentement le deuil de mon allaitement…
Pendant que mon chum défonce, arrache, scie, cloue, ajuste, mesure, perce, monte, pose, sable, tire, nivelle, soulève…
Entre deux souffles. Pendant que mon chum s’épuise et que je m’épuise de le voir s’épuiser…
La maison de Laurier se dessine. Ç’aurait pu n’être qu’un simple 4 et demi. Mais même si dehors on ne voit pas plus loin que quelques pâtés de maison, notre vision dépasse de loin l’horizon.
La maison de Laurier aura du caractère. Elle relatera, à sa façon, l’histoire de son quartier. Les lattes de son plancher traceront ses cent ans d’histoire. Le multilinguisme de son panneau électrique rappellera les diverses cultures que son toit aura logées. Ses défauts seront vestiges des erreurs et mauvais goûts des années passées, ou, plus tard, de cette année où nous aurons commencé à la transformer, inexpérimentés.
| Des gens qu'on aime! |
Aux yeux d’un autre, elle n’aura probablement rien d’extraordinaire, mais on la saura à notre image, imparfaite, solide, pleine d’histoire et pleine d’avenir.
| Une face de tortue! |
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