vendredi 13 mai 2011

Étourdie

Sans être superstitieuse, j’ai toujours affirmé que les vendredis 13 portaient chance plutôt que le contraire. Cette semaine, j’espère que cette superstition me donnera raison et que le vent se mettra enfin à souffler dans une autre direction.

Je me lève tous les matins (et aussi la nuit!) à la demande de mon fils et de son estomac… généralement d’humeur affamée. Il boit alors avec appétit et me regarde d’un sourire satisfait une fois rassasié. Il me donne ainsi rendez-vous pour un boire à chaque heure de la journée, rien de moins qu’une quinzaine de fois par jour. Inutile de préciser que la majorité de mes journées sont ainsi occupées. Durant mes temps libres, chaque moment me le permettant ou le nécessitant, j’optimise la concentration que je me dois d’accorder à ma réadaptation périnéale.

Ainsi va la vie, d’un boire à un exercice, d’un exercice à un boire. Je tourne à bord de ce carrousel depuis maintenant près de deux mois. Il va sans dire que ce manège n’est pas des plus reposants, mais je m’accroche à l’idée que cette gourmandise gâtera bien mon petit chat de quelques centimètres et quelques kilos et que je me rapproche de la possibilité d’enfin pouvoir me récompenser d’un peu d’activité physique.

Mais cette semaine, ma nature optimiste a coulé comme une ancre que l’on aurait jetée à la mer. Non seulement me confirme-t-on que mes efforts n’ont rien donné, mais plutôt que mon état s’est détérioré et que mon fils a maigri sans pour autant grandir. Le recul est imprévu, aburpte et douloureux.

Pour toute réponse, alors que je cherche une solution ou du moins un conseil, on me dit d’être patiente et de continuer. Au CSSS, le verdict est tombé d’une façon aussi vide de compassion que si un fonctionnaire me l’avait étampé sur un formulaire : « Ceci est peut-être normal ». Je cherche le sens de cette affirmation et m’aperçois que je tourne encore en rond. 

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