Je suis de ceux qui croient qu’une nouvelle année débute en septembre. Peut-être la nerd en moi s’accroche-t-elle inconditionnellement à son cycle scolaire ? Pour moi, les couleurs de l’automne riment tout aussi bien avec renouveau que les bourgeons du printemps ou la fête du nouvel an. Je fixe des objectifs, j’opère des changements… je rédige des listes. Aaaaah les listes ! Les fameuses listes.
Il y a un an exactement, je commençais ma plus grande période d’inactivité professionnelle. L’excitation de me savoir en « congé » pendant si longtemps blindait mon moral d’un enthousiasme à toute épreuve. Mes idées se bousculaient, je voulais tout essayer. En résulta donc une liste qui témoigne de la naïveté de mon optimisme. Au moment de la rédaction, j’ignorais, entre autre, que je deviendrais co-propriétaire d’un duplex. Je ne savais pas qu’une autre liste jetterait de l’ombre sur ma série d’objectifs personnels : l’imposante énumération des tâches liées aux rénovations, au déménagement et aux responsabilités de locateur. Mon appétit pour les listes devrait être comblé, celle-là ne connaîtra jamais de fin !
Je prends donc le temps, en ce « début d’année », de me relire un peu et de faire le bilan. Quoique je n’aie bien évidemment pas atteint chacun de mes objectifs, je suis agréablement surprise de constater que j’ai, à tout le moins, parcouru un certain bout de chemin…
Je n’ai pas cuisiné toutes les recettes des livres de cuisine qui décorent mes étagères, mais j’ai tout de même, je crois, peaufiné mon instinct culinaire… je dose mieux que quiconque, au petit déjeuner, mes proportions de yogourt, banane et céréales pour bébé.
Je ne suis pas devenue une virtuose du piano. Je ne peux même pas, en réalité, affirmer avoir connu la moindre amélioration dans l’agilité de mon doigté. Mais je connais maintenant beaucoup mieux la variété de sons qu’offre mon clavier et qui font sourire mon petit garçon.
Je n’aurai pas couru le demi-marathon de Montréal, ni même le 10 km ou le simple kilomètre qui me sépare de chez mon frère. Mais j’aurai enfin redonné, 9 mois plus tard, une base assez solide à mon plancher pelvien me permettant de faire un repas et le ménage en même temps, tout en tenant Laurier dans mes bras.
Je n’aurai pas non plus réussi à faire pousser l’abondance dans mon jardin, ni même à sauver mes framboisiers de cette plante étrangleuse qui s’emparait de leurs racines. Mais les saveurs des feuilles des différentes plantes autour de la maison auront égayé les découvertes estivales de mon curieux petit homme.
J’aurai, toutefois, réussi à noircir plus de pages blanches sur mon écran que je m’en serais crue capable à pareille date il y a un an.
Des bouts de chemin !
Et avec les feuilles qui rougissent à nouveau, je réajuste mon tir et redéfinis ma liste d’objectifs. Je rêve d’une liste, courte, toute petite, citant l’un après l’autre les synonymes du mot repos. Je rêve…
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